HomoEdu - le site éducatif sur les questions d'homophobies et homosexualités, ressources
 Depuis l’an 2000, HomoEdu (www.homoedu.fr.ht) est un site de ressources pédagogiques et éducatives  relatives aux thématiques : homosexualités, homophobies, orientation sexuelle, altersexualité et sexisme, que nous traitons dans une perspective éducative.
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LES ACTUALITES LGBT A LA UNE
 



DERNIERE PARUTION :

DE L’AMOUR POUR TOUS ! CONVERSATIONS SUR LES ORIENTATIONS ET
LES SENTIMENTS AMOUREUX ,par Philippe CLAUZARD, L'Harmattan 2013

De l’amour pour tous, quel titre opportuniste au lendemain des débats sur le mariage pour tous qui enflammèrent les esprits. Et pourtant, par-delà la question législative et institutionnelle du mariage, c’est bien l’idée d’amour pour tous les adultes qui était à la périphérie des discussions.
Il s’agit bien de légitimer les amours plurielles, de les reconnaître et anoblir.

Lorsque Stendhal a écrit « De l'Amour », la question était entendue : il évoquait l'amour hétérosexuel. Kinsey n'était pas encore passé par là. Le pluriel des amours n'était pas entré dans les moeurs, il n'apparaissait pas sur la carte du Tendre. De nos jours, évoquer à égalité les amours hétérosexuelles, homosexuelles et bisexuelles n'est plus interdit, choquant ou malvenu. Même si en certains endroits, on préfère taire le sujet, même si au plus profond
de ses pensées intimes, on estime que toutes les sexualités ne se valent pas. Toutefois, quel que soit l'être aimé, d'amour s'agit-il. Et mieux vaut l'amour que la lutte clame (presque) notre célèbre institutrice (de notre trilogie) Mlle Druche, qui intervient à nouveau dans ces conversations croisées : des conversations familiales et scolaires. Si la procédure d'écriture est invariante, et support à des interactions famille/enfant et élèves/professeur, l'âge des jeunes gens est celui des lycéens ou étudiants.


Ces propos s'adressent à des jeunes adultes ou « préadultes » d'aumoins 15 ans. Qu'est-ce que l'amour ? Quelles sont les orientations amoureuses ? Que sont les relations sentimentales
? Ce sont des interrogations d'adolescents, voire de postadolescents. Ces trois questions principales forment les chapitres de cet ouvrage, ce sont des interrogations éternelles ponctuées de saynètes qui les mettent en relief.


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LA TRILOGIE PARUE CHEZ HARMATTAN EDITEUR Flyer en format pdf sur la trilogie Conversations sur l'homophobie + Conversations sur le sexisme + Amour pour tous (conversations sur les orientations et sentiments amoureux



AU TABLEAU DE HOMOEDU.fr.ht



DICTIONNAIRE DE L'HOMOPHOBIE sous la direction de Louis-Georges TIN, Préface de Bertrand Delanoë. PUF, 454 pages, 49 € Rassemblant les contributions de 70 chercheurs d'une quinzaine de pays, le dictionnaire de l'homophobie est le premier travail d'érudition visant à déconstruire tant les discours que les pratiques exclusions et des homosexualités.
(...) « C'était en 1999, se souvient ce normalien de 29 ans, enseignant en lettres à l'université de Nanterre. Lors d'une manifestation hostile au Pacs, on a entendu hurler « le pédés au bûcher ». Je me suis dit : c'est pas possible, et il faut faire un bêtisier, un dictionnaire des idées reçues à la manière du XVIIIe siècle ». (...) Gageons d'ailleurs que les détracteurs de ce dictionnaire ne manqueront pas d'y déceler de funestes influences venues cette fois d'outre-Atlantique. D'abord parce que que l'amérique est à l'avant-garde des études gays et lesbiennes, pourtant largement nourri de penseurs français comme Foucault, Cixous ou Derrida... Mais surtout parce que que l'homosexualité, c'est toujours l'Autre : au temps des lumières, les partisans de l'ancien régime la dénoncait commune comme une débauche d'encyclopédistes, un péché philosophique, plus tard, les nazis la dépeindront comme une aberration de la main juive, tandis que Gorky assurera dans la Pravda : « extirper l'homosexualité, et le fascisme disparaîtra ». Formule célèbre rabâchée à l'infini par des staliniens français qui crurent longtemps que le prolétariat ignorait l'homosexualité rappelle avec force Pierre Albertini dans l'article « communisme ». (...) Les gays et lesbiennes sont encore largement des « enfants de la honte » selon la formule de Sébastien Chauvin, et sauf dans quelles que périmètres urbains, le « racisme sextuel » les condamne à rester discret. Intériorisé, incorporé, ce mépris de soi les isole, souvent jusqu'au sein de leur famille, si bien que certains n'échappent au suicide qu'en se réfugiant dans leur « communauté protectrice ». Ce dictionnaire prépare et précipite « une véritable révolution des esprits » en opérant un déplacement crucial, depuis le problème d'une défaillance ou même une simple différence homosexuelle, vers le scandale d'un ordre homophobe qui fait de l'hétérosexualité le seul horizon légitime. Voilà pourquoi ce bréviaire de la haine ordinaire décortique un à un des lieux communs de ce que les féministes ont les premières baptisé " hétérosexism"... Extrait de l'article du monde du vendredi 22 trois 23 mai 2003. « Notre XXe siècle a sans doute été la période la plus violemment homophobe de l’histoire. » Pour combattre l’homophobie, il est nécessaire d’en déterminer les causes véritables. Parce que l’homophobie est une violence collective il fallait apporter une réponse collective à travers des articles de sensibilité différente qui se complètent. 168 entrées, 76 auteurs, anthropologues, historiens, sociologues, juristes, philosophes, psychiatres, journalistes… . Louis-Georges Tin, ancien élève de l’École normale supérieure, est agrégé de littérature du XVIè siècle et spécialiste des études gaies et lesbiennes. Dictionnaire de l'homophobie Sous la direction de Louis-Georges TIN 448 p. – 49 € ISBN : 213053582 8 Disponibilité mai 2003 Informations commerciales: protoy@puf.com www.puf.com

la la belle affiche de l'homme non macho !!!

    L'INVENTION DE L'HETEROSEXUALITE
Par Louis-Georges Tin, Maître de conférence à l'IUFM-Orléans, enseignant à l'EHESS. Un article de Sciences Humaines, Mars 2012. SciencsHumaines.com La culture hétérosexuelle n’est qu’une construction parmi d’autres. Si elle domine dans les représentations des sociétés occidentales, elle n’est ni forcément naturelle ni universelle. Depuis des siècles, des milliers d’ouvrages ont été consacrés au mariage, à la famille, à l’amour ou à la sexualité des hétérosexuels. En fait, l’hétérosexualité en tant que telle n’apparaissait guère dans ces écrits, en général point de vue, donc point aveugle de toute vision. Dès lors, l’absence de réflexion sur l’hétérosexualité est en elle-même un fait remarquable, quoique rarement remarqué. 
Pourtant, le monde qui nous entoure est tout entier obsédé par l’imaginaire du couple hétérosexuel : les contes de l’enfance, les romans des adultes, le cinéma, les médias et les chansons populaires, tout célèbre à l’envi le couple de l’homme et de la femme. Exaltée comme si elle était un objet culte, l’hétérosexualité est en même temps négligée comme si elle n’était qu’une routine sociale. Elle constitue un sujet orphelin, totalement ignoré par la communauté intellectuelle, ignoré par la société tout entière en fait.
 Sur l’hétérosexualité, les questions les plus simples n’ont guère été posées. À commencer par la question des causes. En effet, quelle est donc l’origine de l’hétérosexualité ? Bien qu’en général, l’hétérosexualité semble la chose la plus « naturelle » du monde, il paraît assez difficile d’en rendre raison en termes biologiques. Or, rares sont ceux qui se sont demandé si l’attirance pour l’autre sexe était commandée par un mécanisme physiologique quel qu’il soit.
 
 L’hétérosexualité est-elle naturelle ?
 Pour le sens commun, la réponse est claire : la raison d’être de l’hétérosexualité, c’est la reproduction de l’espèce, raisonnement qui tend à rechercher l’origine dans la fin. À défaut de la cause efficiente (serait-ce un phénomène anatomique, hormonal, neuronal, génétique ?), l’on tiendrait du moins la cause finale : l’origine de l’hétérosexualité résiderait dans sa finalité génésique.
 Mais cette explication n’est guère satisfaisante. Tout d’abord, elle ne permet toujours pas de localiser le principe actif expliquant le comportement hétérosexuel. Est-il dans le cerveau, dans les gènes, dans les hormones ou ailleurs ? Ensuite, à supposer que l’on puisse ainsi expliquer le caractère hétérosexué de la reproduction biologique, il est sans doute plus difficile de rendre compte du caractère hétérosexuel de l’organisation sociale. De fait, une fois la copulation accomplie, il n’y a pas de nécessité apparente à ce que le couple se maintienne. C’est de fait ce qui se passe chez la plupart des mammifères, qui se séparent rapidement, comme le montrent dans l’ensemble les études d’éthologie.
 Même chez les primates qui vivent souvent en société, il serait tout à fait inexact de voir une quelconque hétérosexualité au fondement de l’organisation sociale. Bien sûr, la reproduction biologique est hétérosexuée. Mais, de manière beaucoup plus complexe, la vie sociale se fonde sur des rapports de dominance, de rivalité, de coopération et de fonctionnalité assez stricts : le couple hétérosexuel est rarement la cellule de base de l’organisation du groupe et, dans bien des cas, il n’est même pas nécessaire à l’éducation des petits. De ce fait, il est clair que l’hétérosexualité n’est pas ce qui règle d’ordinaire les sociétés animales. Il existe sans doute une sorte d’« instinct » qui pousse les individus d’un sexe vers ceux de l’autre sexe pendant l’œstrus, et ce comportement est hétérosexué. En réalité, les sociétés animales ne sont guère hétérosexuelles. D’une manière générale, la science biologique n’apporte pas de réponse sur l’origine de l’hétérosexualité, qui demeure largement inexplicable.
 Dès l’origine, la psychanalyse naissante a clairement remis en cause l’illusion selon laquelle l’hétérosexualité serait chose naturelle. Ainsi, en 1905, dans les Trois Essais sur la théorie sexuelle, Sigmund Freud écrivait : « L’intérêt exclusif de l’homme pour la femme est aussi un problème qui requiert une explication et non pas quelque chose qui va de soi. » Pour lui, l’hétérosexualité n’était pas une donnée immédiate de la conscience. Comme il l’expliquait dans le même essai, « l’intérêt sexuel exclusif des hommes pour les femmes est aussi un problème qui nécessite d’être élucidé et ce n’est pas un simple fait fondé sur une attirance qui ressortirait en dernier ressort d’une nature chimique ». Loin d’être une donnée naturelle, chimique ou biochimique, l’hétérosexualité était donc à ses yeux, comme l’homosexualité du reste, le résultat de l’histoire psychique de l’individu.
 En évoquant par ailleurs la bisexualité originelle de l’enfant, Freud entendait ainsi montrer que l’hétérosexualité est le résultat d’un apprentissage psychique fort difficile, qui se construit dès la plus tendre enfance. En 1920, dans Névrose, psychose et perversion, il affirmait encore : « Il faut se dire que la sexualité normale, elle aussi, repose sur une restriction du choix d’objet. » En ce sens, la psychanalyse entendait démontrer que l’hétérosexualité n’était nullement une disposition innée. Toute l’analytique des complexes, du complexe d’Œdipe en particulier, tendait à le prouver. Cependant, malgré l’extrême diffusion de tous les discours de Freud, l’idée selon laquelle l’hétérosexualité serait une disposition acquise, aussi problématique en somme que l’homosexualité, demeura tout à fait étrangère à l’immense majorité du public, et même des psychanalystes...   

Suite de l'article

 










Adolescents homosexuels : la révélation

Ils sont adolescents et homosexuels. A l’âge des premiers amours, ils découvrent le rejet et l’angoisse. Affirmer aujourd’hui sa différence n’est pas chose facile. Comment vivre son homosexualité ? Comment le dire ? Cette différence est très chère payée, parfois jusqu’à la mort. Léa, Anthony, Lysiane, Franck ont vu leur vie bouleversée par leur Coming Out, l’instant qui signe la fin des secrets auprès de la famille et des proches. Certains de ces enfants ont été jetés à la rue par leurs parents. Aujourd’hui ces jeunes en ont assez de se taire, de se cacher… Nous sommes allés à leur rencontre. Parcours d’adolescents qui veulent sortir de la clandestinité… A visage découvert. Comment peut-on accepter en France, en 2011, que le coming out d’adolescents homosexuels soit toujours aussi problématique pour ne pas dire douloureux ? Des années de travail fourni par nos associations aidées de façon insuffisante par des pouvoirs publics, par des médias, par des créations artistiques, littéraires, cinématographiques, en tous genres, pour en arriver là !  Des adolescents du Refuge de Montpellier ou de l’association Contact témoignent à visage découvert mais risquent l’incompréhension voire le rejet de ceux qui ignoraient leur orientation sexuelle.  Ils nous racontent leur vie, leur parcours difficile à cause des adultes. Leurs parents qui réagissent comme s’il ne savaient pas qu’une partie de la population est depuis toujours homosexuelle, que la frontière entre les orientations sexuelles est mouvante et pourtant, qui vont comme le père de l’un d’entre eux décider de placer leur enfant en famille d’accueil ; mais aussi l’administration complice qui envoie une assistante sociale convoquer l’adolescent pour un entretien au cours duquel on lui explique qu’il faut qu’il fasse des efforts pour son père !

Mais dans quel monde vivons-nous et à quelle époque ? Personne n’ignore que les jeunes gays, lesbiennes et trans. ont 4 fois plus de risque de se suicider que les autres adolescents, qu’ils vont subir insultes, brimades voire agressions à l’école et dans la société en général, qu’ils risquent le rejet de leur famille et de parfois se trouver à la rue et déscolarisés, sans compter que le regard des autres génère une mésestime de soi qui peut produire des effets psychologiques désastreux.   Entendre des collégiens répondre aux militants qui rencontrent une classe pour sensibiliser contre l’homophobie que « s’ils étaient homo ils ne le diraient pas car ils en auraient trop honte » est terrifiant !

Sommes-nous dans les années 50 au fin fond d’une campagne reculée ? Non hélas et n’importe où en France, il y a fort à parier que nombre de collégiens répondraient exactement de la même façon ! Cet excellent reportage qui avait pour but de parler du coming out des jeunes homos afin de faire le point, aboutit à un constat particulièrement attristant et surtout révoltant.

 Qu’attendent donc les pouvoirs publics pour agir et mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour combattre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie et leurs corollaires, le sexisme tout aussi destructeur à l’égard des filles et des femmes et l’hétérosexualité normative qui détruisent chaque jour tant de jeunes, au minimum, compromettent fortement leur avenir. L’éducation nationale porte une lourde responsabilité dans ce domaine, pas de programmes luttant clairement contre le sexisme ni les LGBTphobies, tant de références (manuels scolaires, ouvrages…) imprégnés de valeurs sexistes et homophobes,  tant d’enseignants homophobes ou à l’inverse qui craignent d’être associés à l’homosexualité s’ils abordent ces sujets ; ça ne peut plus durer.


Le Centre LGBT Paris IdF n’est pas seul à considérer qu’il est bien de la responsabilité de la société toute entière de s’engager pour évoluer vers une société de respect mutuel des différences.  Tant que des adolescents subiront de telles violences, nous vivrons dans une société qui n’a de civilisé que le nom.

Pour le Centre LGBT Paris IdF, Christine Le Doaré, présidente









Focus sur les identités sexuelles
La « nature » nous attribuerait-elle un sexe, masculin ou féminin, qui déterminerait définitivement notre identité sexuelle ? Ou faut-il, comme l’avancent les tenants des études de genre, privilégier le rôle de l’éducation, de la culture, des normes sociales dans la construction de ces identités ? Cette polémique fait l’objet de vifs débats dans la communauté intellectuelle et scientifique. Et si tous avaient à la fois tort et raison ? Car cette opposition binaire (nature/culture) paraît aujourd’hui voler en éclat. Les innombrables recherches – qu’elles viennent de la biologie ou des sciences sociales – mettent en évidence des identités de sexe riches de variations, dans leur expression génétique, anatomique, sociale et psychologique. En montrant l’influence de l’environnement sur notre substrat biologique (l’épigenèse), les neurosciences sont en train de rendre obsolète la vieille dichotomie inné-acquis.
 Plus permissives et ouvertes à la diversité des choix des individus, les sociétés contemporaines montrent d’ailleurs un grand brouillage dans les identités sexuées. Les critères d’une virilité qui a longtemps joué comme une norme obligatoire pour les hommes semblent se transformer. Du coup, « la carapace du macho se fissure », donnant à voir des hommes plus enclins à se rapprocher de valeurs que l’on a longtemps dites féminines. De leur côté, les femmes offrent toute une palette de figures, allant de l’hyperféminité aux mixages les plus improbables de féminité et de masculinité, remettant en question l’existence d’un « éternel féminin ». Mais il y a plus : on peut être un homme anatomiquement et se considérer comme une femme, ou l’inverse. C’est le cas des transsexuels qui osent aujourd’hui se montrer, transforment de plus en plus leur corps et affichent leur différence.
 En matière d’orientation sexuelle, les tabous tombent également. À l’heure où les homosexuels ont fait leur coming out, en réclamant le droit de vivre en couple et de fonder des familles, on commence à s’apercevoir que les pratiques hétéro, homo ou bi ont toujours existé dans les sociétés occidentales depuis l’Antiquité, ou dans les autres cultures étudiées par les ethnologues. 
 Si les normes sociales, politiques, religieuses ont longtemps joué un grand rôle et le jouent encore, on voit bien finalement que la réalité de ce qui différencie les individus, leur identité et leurs orientations sexuelles reste toujours un peu énigmatique. Mais n’est-ce déjà pas un grand progrès de le comprendre et de l’admettre ?
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Système scolaire: La fonction du système scolaire n’est pas seulement de transmettre des savoirs d’une génération à la génération suivante, mais aussi, dans une société divisée en classes sociales hiérarchisées, de sélectionner ces savoirs à transmettre en fonction de publics scolaires différenciés. Or on a beaucoup insisté sur la différenciation par classes sociales et les inégalités qu’elle produit. Cette dernière est certes très importante et toujours d’actualité, mais elle se combine avec une différenciation par sexe que l’on n’a commencé à étudier que beaucoup plus récemment: à l’intérieur de chaque classe sociale existe une différenciation selon le sexe. La logique du système scolaire ne devient intelligible qu’en combinant ces deux variables. Extrait du document Profession banlieue, conférence de Nicole Mosconi
 Extrait du document Profession banlieue, conférence de Nicole Mosconi



Langage et stéréotypes :
L'école, la classe, la cour de récréation sont des lieux où se construisent la personnalité des enfants, et comme pour la famille ou d'autres lieux sociaux, des lieux où s'ancrent les stéréotypes, tout ce que la société considère comme normal. Le langage est un des leviers sur lesquels l'école peut agir très tôt, en cour de récréation comme en classe. La manière dont l'enseignant réagit (ou non) face à une insulte n'est pas anodine et a des incidences. Et si les enseignants se sentent armés pour reprendre une insulte raciste ou sexiste, ils ne se sentent pas forcément capables d'improviser sur l'insulte « pédé », insulte dont on connaît la fréquence. Certains auteurs* ont décrit ce mécanisme terrible qui « inscrit » l'insulte dans la chair et qui, même quand cette dernière ne vous est pas adressée, vous fait confusément ou avec terreur comprendre qu'elle vous définit et « qu'elle désigne quelque chose de mal ». L'absence sociale du discours sur l'homosexualité et son invisibilité se sont modifiées ces dernières années au gré des évolutions sociétales, comme le PACS, les médiatisations diverses... et en particulier l'avancée de la question de l'égalité des droits pour tous (qui a permis par exemple de faire progresser les conditions de vie des personnes en situation de handicap). L'école est restée en dehors ; or on sait que le silence, le non-dit participent de la stigmatisation et du mal-être. Sans vouloir dire que l'évocation doit être systématique dès la maternelle, l'étude et le respect de la diversité demandent que ces évocations puissent être effectives, lorsqu'il en est besoin, dans les albums de littérature jeunesse, lors de la reprise des insultes, en éducation à la sexualité, lors de la prévention des discriminations, lorsque les élèves abordent cette question, etc. Les derniers chiffres** font état de 30 000 enfants vivant dans des familles « homoparentales ». Les équipes d'école doivent maintenant pouvoir mettre des mots ordinaires sur les situations familiales « différentes » des élèves comme des collègues, et être conscients de la nécessité d'agir très tôt, pour que ne se figent pas dans les esprits les convictions de hiérarchie des êtres et des sexualités. Enfin, les règlements intérieurs des écoles doivent aborder la question de la lutte contre toutes les discriminations en mentionnant explicitement le sexisme et l'homophobie. Sur ces questions la vigilance doit être permanente, non seulement dans l'espace de la classe mais particulièrement lors des récréations et des activités sportives. *Didier Eribon, Réflexions sur la question gay  **voir par exemple Dominique Versini, Défenseure des enfants Les stéréotypes sont des idées préconçues et généralisées dans l’opinion, qui découlent de « l’évidence » et ne suscitent pas à priori de questionnements. Les stéréotypes liés à l'orientation sexuelle et au genre peuvent engendrer chez certains adolescents un profond mal-être (voir la sursuicidalité des adolescents gay notamment) et des inégalités hommes/femmes dans l’orientation scolaire et la vie professionnelle (voir le BO du 1er février 2007). Cette question est maintenant mieux connue et il ne viendrait à l'idée de personne d'attendre l'entrée en classe de seconde seulement pour commencer à travailler sur l'égalité des filles et des garçons. Le lien entre sexisme et homophobie est maintenant lui aussi bien décortiqué et découle des conceptions qui placent l'homme et l'hétérosexualité en position dominante, la femme, comme le gay étant considérés comme « inférieurs ». On sait maintenant parfaitement que pour entrer dans « la maison des hommes », le petit garçon doit, au milieu de ses pairs, faire la preuve qu'il rejette les attributs de ces « sous-catégories ». C'est donc bien très tôt, avant qu'ils ne soient installés, qu'il est important de questionner ces représentations et ces stéréotypes pour lutter contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre. C’est en effet dès le plus jeune âge qu’il faut agir pour que les enfants se construisent dans le respect des différences et la richesse des diversités et apprennent à mieux vivre ensemble.
 






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DERNIERE PARUTION :

DE L’AMOUR POUR TOUS ! CONVERSATIONS SUR LES ORIENTATIONS ET
LES SENTIMENTS AMOUREUX ,par Philippe CLAUZARD, L'Harmattan 2013

De l’amour pour tous, quel titre opportuniste au lendemain des débats sur le mariage pour tous qui enflammèrent les esprits. Et pourtant, par-delà la question législative et institutionnelle du mariage, c’est bien l’idée d’amour pour tous les adultes qui était à la périphérie des discussions.
Il s’agit bien de légitimer les amours plurielles, de les reconnaître et anoblir.

Lorsque Stendhal a écrit « De l'Amour », la question était entendue : il évoquait l'amour hétérosexuel. Kinsey n'était pas encore passé par là. Le pluriel des amours n'était pas entré dans les moeurs, il n'apparaissait pas sur la carte du Tendre. De nos jours, évoquer à égalité les amours hétérosexuelles, homosexuelles et bisexuelles n'est plus interdit, choquant ou malvenu. Même si en certains endroits, on préfère taire le sujet, même si au plus profond
de ses pensées intimes, on estime que toutes les sexualités ne se valent pas. Toutefois, quel que soit l'être aimé, d'amour s'agit-il. Et mieux vaut l'amour que la lutte clame (presque) notre célèbre institutrice (de notre trilogie) Mlle Druche, qui intervient à nouveau dans ces conversations croisées : des conversations familiales et scolaires. Si la procédure d'écriture est invariante, et support à des interactions famille/enfant et élèves/professeur, l'âge des jeunes gens est celui des lycéens ou étudiants.


Ces propos s'adressent à des jeunes adultes ou « préadultes » d'aumoins 15 ans. Qu'est-ce que l'amour ? Quelles sont les orientations amoureuses ? Que sont les relations sentimentales
? Ce sont des interrogations d'adolescents, voire de postadolescents. Ces trois questions principales forment les chapitres de cet ouvrage, ce sont des interrogations éternelles ponctuées de saynètes qui les mettent en relief.


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LA TRILOGIE PARUE CHEZ HARMATTAN EDITEUR Flyer en format pdf sur la trilogie Conversations sur l'homophobie + Conversations sur le sexisme + Amour pour tous (conversations sur les orientations et sentiments amoureux




  Un article de presse essentiel 

L'école, lieu de déni et de souffrance pour les jeunes "pédés" Entre garçons, "pédé" est l'insulte la mieux partagée. Les filles, elles, écopent d'un "sale gouine" quand elles refusent des avances. Dans les collèges et lycées, au moment même où certains jeunes se découvrent homosexuels, l'insulte homophobe est reine. Samedi 16 juin, les associations Act Up, Aides, la Ligue des droits de l'homme, Prochoix, Sida-Infoservice et SOS-Homophobie, ont tenu colloque pour dresser le bilan de l'homophobie à l'école, et déplorer les carences de l'action publique. Quelque 12 000 personnes se suicident chaque année.Parmi elles, bon nombre de jeunes : le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans. Au Canada, dès 1994, une étude du ministère de la santé montrait que les homosexuels font partie des premiers groupes à risque. En France, aucune donnée n'existe. Le Centre gay & lesbien a donc très récemment pris l'initiative de diffuser dans la France entière un questionnaire "Jeunes et sexualités", qui comporte des questions sur le suicide, et dont les résultats seront connus en fin d'année. Or l'école est "le" lieu de souffrance, le lieu d'invisibilité pour les jeunes gays, a rappelé, lors du colloque, Michel Dorais, professeur en sciences sociales à l'université Laval, au Québec : "C'est là que se construit le dégoût de soi-même qui mène à la tentation suicidaire." Quolibets, insultes, bousculades, agressions physiques, parfois quotidiennes, et encore peur, solitude, dépréciation de soi... Les participants au colloque, qu'ils soient militants associatifs, chercheurs, professeurs, chefs d'établissement ou syndicalistes, ont dépeint la même – sombre – réalité quant au vécu de l'homosexualité au collège, puis au lycée, à ces âges où sexisme et homophobie soulagent certains jeunes de leurs propres angoisses identitaires.D'autant que le silence de l'institution scolaire sur l'homosexualité plaide en faveur de sa dépréciation. L'homosexualité est absente des manuels scolaires. "Rien en 6e, 5e, 4e. En 3e, on arrive aux camps de concentration, et là, on fait apparaître les homosexuels pour les exterminer !", a ironisé une enseignante. L'homosexualité des écrivains ou personnages historiques n'est quasiment jamais mentionnée. En cours de sciences naturelles, la sexualité n'est abordée que dans ses visées reproductives. "Nous sommes en pleine contradiction avec les idéaux égalitaires de la République, que l'école, lieu pivot de la socialisation, devrait transmettre, a souligné Daniel Borrillo, maître de conférences en droit à l'université Paris-X et juriste d'Aides. L'école participe au maintien de l'ignorance, des tabous et préjugés, alors qu'elle devrait apprendre aux jeunes à lire l'homophobie comme une forme de discrimination comme une autre." Sur la ligne Azur (0810.20.30.40), destinée aux jeunes en difficulté dans leur sexualité, les témoignages sur "l'inertie de l'institution scolaire face aux brimades et insultes" sont légion, selon René-Paul Leraton, coordinateur de la ligne. Dépourvus de formation sur l'homosexualité et l'homophobie, qui ne sont pas abordés à l'IUFM, enseignants, chefs d'établissement, infirmières scolaires et assistantes sociales peinent à aborder ces sujets. Lorsqu'eux-mêmes sont homosexuels, et pourraient représenter des modèles positifs pour les jeunes concernés, "ils le cachent, a regretté Christine Le Doaré, présidente de SOS-Homophobie, par peur de l'amalgame pédophile". Par crainte pour leur carrière. "Par peur du jour où les élèves le sauront", a dit simplement Daniel, conseiller principal d'éducation dans un lycée parisien. "On est dans un non-dit absolu dans les lycées. Et pourtant, depuis le vote du pacs, la parole des élèves tend à se libérer, notamment dans le cadre des nouvelles disciplines, comme l'éducation civique, juridique et sociale. Mais la paranoïa totale autour de la pédophilie bloque tout débat sur l'homosexualité", a témoigné Corinne, proviseur adjoint dans un lycée de la banlieue parisienne. Les associations présentes se sont dites très rarement sollicitées pour des interventions en milieu scolaire. Proviseurs et principaux, pensent les militants, ont peur d'être accusés de prosélytisme par les parents d'élèves. La nouvelle mallette d'information sur l'éducation à la vie et à la sexualité aborde bien l'homosexualité pour la première fois dans un document de l'éducation nationale. Mais la distribution de cette mallette semble erratique. "Il y a un an, Jack Lang nous avait reçus et nous avait demandé de lui faire des propositions. Depuis, plus rien. On ne va pas encore attendre dix ans avant de parler d'homosexualité à l'école !", s'irrite Daniel Borrillo. Les associations organisatrices ont décidé de contacter quelques dizaines de proviseurs et principaux pour commencer à développer les interventions dans les établissements.
Et d'écrire à tous les recteurs pour intervenir en IUFM dans les cours d'éducation à la sexualité. P. Kr. LE MONDE | 23.06.01 | 11h23



Pistes pédagogiques
 
- Scène 1:
- Dis papa c’est quoi la fusion ? - Laisse moi finir de lire “L’équipe” ! - On a dit en classe : tous le Humains sont égaux, quelques soient leurs races, leurs religions, et leurs idées politiques... et leurs préférences sexuelles...tu sais pa’...j’ai entendu parler de ça à la télé...ça fonctionne aussi pour les filles entre elles ? - Bon la fusion, c’est le passage de l’état solide à l’état liquide sous l’action de la chaleur. Je vais te montrer cela...
Scène 2:
 Dis papa, on peut aimer librement qui on veut sans risque d’injure ou honte, on risque pas de se moquer...euh...de nous, hein ? - Ben non - Même si la personne est de couleur de peau différente - Tu sais bien, Nicolas, qu’on est pas raciste dans la famille, ton oncle a bien épousé une espagnole, il y a très longtemps... - Dis papa, et si c’est deux garçons...tu voix ce que je veux dire, deux garçons qui s’aiment...euh, vraiment, ils s’aiment... - Écoute Nicolas, va finir tes devoirs, si t’arrives pas à finir ton problème de maths , je t’aiderai...tu iras bientôt au collège, perds pas ton temps à discutailler !
Scène 3:
En avant, au boulot ! Suivez nos pistes pédagogiques.  Par ici le clic, la salle de cours :)

Les motifs qui conduisent à évoquer le sujet de l'homosexualité et de l'homophobie en classe sont les suivants. Le mal-être à l’adolescence, souvent ordinaire à cette période de la vie, est particulièrement accentué chez les jeunes homosexuels, gays et lesbiennes. Il peut être la cause principale de l’échec scolaire et de comportements à risques pouvant conduire jusqu’au suicide. La cause de ce mal-être peut être l’homophobie, rejet des personnes homosexuelles ou de l’homosexualité, dont ils sont parfois victimes dans le cadre scolaire, familial, ou social en général. Or cette homophobie trouve ses origines bien avant l’adolescence et certains jeunes construisent leur personnalité en intériorisant cette homophobie.Il n'est bien sûr pas question ici de demander que soient effectuées à l'école primaire des séquences sur l'homosexualité. Il s'agit seulement quand il en est besoin de répondre à un certain nombre de « faits sociaux » et d'effectuer un travail d'éducation et de prévention. Les faits sociaux internes à l'école sont aussi bien le traitement de l'injure en cours de récréation que la prise en compte de la réalité des familles des élèves, voire des questions d'actualité ou familiales posées par les élèves. 
L’école a un rôle éminent à jouer pour éduquer et prévenir, en utilisant différentes entrées dans les apprentissages :     Le questionnement des stéréotypes     L’éducation à la sexualité     La lutte contre les discriminations et pour l’égalité Autant de domaines qui nécessitent une formation exigeante des personnels.  Les arguments qui sont fréquemment opposés tiennent en trois ordres. Le premier concerne les personnels, l'accusation de « prosélytisme » et l'amalgame intolérable avec la pédophilie. Le second consiste à dire que les enfants d'école primaire (voire les collégiens...) sont des êtres innocents à mille lieues de ces questions, qui de toute façon sont du ressort de la famille. Le troisième demande de « prendre le temps de la réflexion », la société n'étant « de toute évidence pas prête ».




Documents pédagogiques

  • Les Petits Egaux
  • Mosconi : filles et garçons à l'école
  • Filles et garçons à la maternelle
  • Les représentations du masculin
    et du féminin dans les albums illustrés
  • Article : Que racontent les albums illustrés aux enfants? Ou comment présente-t-on les rapports hommes-femmes aux plus jeunes?
  • Stereotypes sexistes  dans  les albums
  • Etude des manuels scolaires
  • Brochure enseignants : Filles-Garçons: cassons les clichés
  • Brochure parents :  Filles-Garçons: cassons les clichés
  • Brochure enfants :  Filles-Garçons: cassons les clichés
  • Les chemins de l'intolérance
  • Les  chemins (bis) de l'intolérance
  • Guide Baruch_Spinoza : la cité de la diversité
  • La tolérance : porte ouverte sur la paix
  • Dossier pédagogique du film "La domination masculine"
  • Dossier universitaire Duru-Bellat
  • Dossier psycho sur la Honte
  • Stéréotype toi même !
  • Jeux de formation contre l'homophobie... et le sexisme
  • Le Livre d'acceptation de la diversité humaine
  • Leçon sur les formes de discriminations et de racisme
  • Fiche enseignant sur "le refus du racisme"
  • Fiche pédagogique sur les violences faites aux femmes
  • Fiche pédagogique sur les mots qui font mal
  • Guide Holebi's, dossier pédagogique consacré par Klasse aux personnes lgb
  • Fiche sur le "grand jeu des inclus et des exclus"
  • Décalogue pour une rédaction non sexiste
  • Philosopher à l'ecole primaire
  • Abécédaire outil pour philosopher à l'école
  •  


  • © EduRespect.com

  • Outil pédagogique : Littérature jeunesse en faveur de la diversité

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    Latifa Alaoui M. & S. Poulin, Marius, Ed.Atelier Poisson Soluble - Piotr Barsony, Papa porte une robe, Seuil Jeunesse - Anna Boulanger, Papa, c'est quoi un homme haut sekcuel ?, Ed. Zoom (Gros béguin) - Béatrice Boutignon, Tango a deux papas et pourquoi pas ?, Ed. Le Baron Perché - Alice Brière-Haquet, Lionel Larchevêque, La princesse qui n'aimait pas les princes, Actes Sud J. - Muriel Douru, Dis…mamans, Ed. Gaies et Lesbiennes - Muriel Douru, Un mariage vraiment gai, Ed. Gaies et Lesbiennes - David Dumortier, Mehdi met du rouge à lèvres, Ed. Cheyne - Ania Lemin, Elle, Ed. Esperluète (Cahiers) - Thierry Lenain, Je me marierai avec Anna, Nathan (Première Lune) - Thierry Lenain, Menu fille ou menu garçon, Nathan (NathanPoche) - Lucia Moreno Velo & Javier Termenon, L'amour de toutes les couleurs, Ed. La Cerisaie (Ceriselles) - Thomas Scotto & Olivier Tallec, Jérôme par cœur, Actes Sud Junior - Ophélie Texier, Jean a deux mamans, Ecole des Loisirs (Loulou et Cie) Adéla Turin & Nella Bosnia, Camélia et Capucine, Actes Sud Junior -Cécile Bailly, Le paradis de Paco, Ed. Gaies et Lesbiennes Loïc Barrière, Le voyage clandestin, Seuil Jeunesse - Cathy Bernheim, Côte d’Azur, Gallimard (Page Blanche) Malorie Blackman, Boys don't cry, Milan (Macadam) - Francesca Lia Block, Les petites déesses (in Des dragons à Manhattan), Ecole des Loisirs - Guillaume Bourgault, Philippe avec un grand H, Editions Vents d’Ouest (Hull) - Melvin Burgess, Billy Elliot, Editions Gallimard (Folio junior) - Isabelle Chaillou, H.S., Rageot (Métis) - Gaétan Chagnon, Le secret de l’hippocampe, Ed. Soulières (Graffiti) - Aidan Chambers, La danse du coucou, Seuil (Points-Virgule) - Fujino Chiya, Havre de paix, Ed. Thierry Magnier - Marie Desplechin, J’envie ceux qui sont dans ton cœur, Ecole des Loisirs (Médium) - Xavier Deutsch, Les garçons, Ecole des Loisirs (Médium) - Christophe Donner, Les lettres de mon petit frère, Ecole des Loisirs (Neuf) - Christophe Donner, Tu ne jureras pas, Hachette (Côté court) - Christophe Donner, Mes débuts dans l’espionnage, Fayard (Libres) - John Donovan, Fred et moi, Duculot (Travelling) - Cédric Erard, J’ai pas sommeil, Ecole des Loisirs (Médium) - Cédric Erard, Mémoires d'une sale gosse, Ecole des Loisirs (Médium) - Paula Fox, Le cerf volant brisé, Ecole des Loisirs - Isabelle Gagnon, La fille qui rêvait d’embrasser Bonnie Parker, Ed. du Remue-Ménage - Claudine Galea, Un amour prodigue, Ed. Thierry Magnier (Photo roman) - Thomas Gornet, Qui suis-je ?, Ecole des Loisirs (Médium) - John Green et David Levithan, Will & Will, Gallimard (Scripto) - Gudule, Le bouc émissaire (L’Instit’), Hachette (Biblio. Verte) - Gudule, L’amour en chaussettes, Ed. Thierry Magnier - Gudule, Etrangère au paradis, Grasset (Lampe poche Ados) - Jo Hoestlandt, Le Complexe de l'ornithorynque, Milan (Macadam) - Christophe Honoré, Tout contre Léo, Ecole des Loisirs (Neuf) - Christophe Honoré, Je ne suis pas une fille à Papa, Ed. Thierry Magnier - Didier Jean & Zad, Sweet homme, Syros (Les uns les autres) - Lionel Labosse, L’année de l’orientation, Ed. Publibook -Lionel Labosse, Karim & Julien, Ed. Publibook - Håkan Lindquist, Mon frère et son frère, Editions Gaïa - Claire Mazard, Macaron Citron, Syros (Les uns les autres) - Emmanuel Ménard, C'est toujours moins grave qu'une jambe cassée, Ed. H&O - Elvire Murail, Escalier C, Ecole des Loisirs (Médium) - Marie-Aude Murail, Maïté Coiffure, Ecole des Loisirs (Médium) - Marie-Aude Murail, Oh, boy !, Ecole des Loisirs (Médium) - Denise Paquette, Annie a deux mamans, Ed. Bouton d’Or (Acadie) - Isabelle Rossignol, F comme garcon, Ecole des Loisirs (Médium) - Brigitte Smadja, Maxime fait un beau mariage, Ecole des Loisirs (Neuf) - Anne Vantal, Villa des Oliviers, Seuil (Karactère(s)) - David Walliams, Le jour où je me suis déguisé en fille, Gallimard Les pages de la rubrique Livres pour les jeunes et les "Isidor" d'HomoEdu sur altersexualite.com; notre partenaire Les Isidor et la sélection livres jeunesse HomoEdu / altersexualite.com





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    l'encyclo en ligne, à savoir
    Durant tout le Moyen Âge en Europe, l’homosexualité est combattue, notamment par l’Inquisition, sous le nom de « bougrerie ».
 ◊ La doctrine nazie considère les homosexuels comme des « criminels contre la race ». Entre 5 000 et 10 000 furent enfermés dans les camps.
 ◊ 1973 : l’Association américaine de psychiatrie retire l’homosexualité de sa liste des maladies mentales (DSM-IV).
 ◊ 1982 : la France dépénalise définitivement l’homosexualité.
 ◊ 1990 : l’homosexualité n’est plus considérée comme une maladie par l’OMS.
 ◊ 2008 : une déclaration est lue à l’Assemblée générale des Nations unies, portée par 68 pays. On ne choisit pas d'être homosexuel : Durant l’Antiquité, l’homosexualité était courante et relativement tolérée (1). Puis certaines sociétés se sont fermées. L’homosexuel est alors devenu un paria moqué, méprisé, malmené et condamné. Sous le régime nazi, des milliers d’homosexuels, considérés comme des « criminels contre la race », furent déportés dans les camps. Au même moment, le régime soviétique inscrit l’homosexualité dans le code pénal. Aujourd’hui encore dans sept pays musulmans (Arabie Saoudite, Iran, Yémen, Mauritanie, Soudan, Nigeria et Somalie), l’homosexualité est passible de la peine de mort (2).
 Dans de nombreux autres pays, l’homosexualité fut criminalisée ou psychiatrisée : en Grande-Bretagne, l’homosexualité est restée illégale jusqu’en 1967 ; aux États-Unis, elle fut rayée de la liste des maladies mentales en 1973. Longtemps après, elle est restée infamante, et le reste encore dans de nombreux milieux.
 Dans ces conditions, on peut se demander pourquoi certaines personnes ont opté pour une pratique sexuelle aussi coûteuse sur le plan humain ?
 La réponse est peut-être tout simplement qu’il n’avait pas le choix ! Tel est en tout cas l’avis de Jacques Balthazart, auteur de Biologie de l’homosexualité et pour qui « on naît homosexuel, on ne choisit pas de l’être » (3).
 J. Balthazart est neuroendocrinologue. Il soutient dans son livre que l’homosexualité n’est pas un choix mais est déterminée par des causes biologiques. Pour défendre sa thèse, il s’appuie sur une série de recherches menées dans les pays anglo-saxons sur les liens entre hormones et sexualité.
 Précisons d’abord que l’homosexualité dont il parle ne relève pas de pratiques de circonstances : celles des prisons, des pensionnats, des monastères, liées à l’absence de mixité dans un même lieu. De même, il n’envisage pas l’homosexualité comme pratique initiatique ou comme simple « expérience ». L’homosexualité dont parle J. Balthazart relève d’une orientation sexuelle stable qui apparaît en même temps que le désir sexuel.
 
L’influence hormonale sur l’homosexualité
, une thèse sulfureuse ? La réponse est peut-être tout simplement qu’il n’avait pas le choix ! Tel est en tout cas l’avis de Jacques Balthazart, auteur de Biologie de l’homosexualité et pour qui « on naît homosexuel, on ne choisit pas de l’être » (3).
 J. Balthazart est neuroendocrinologue. Il soutient dans son livre que l’homosexualité n’est pas un choix mais est déterminée par des causes biologiques. Pour défendre sa thèse, il s’appuie sur une série de recherches menées dans les pays anglo-saxons sur les liens entre hormones et sexualité.
 Précisons d’abord que l’homosexualité dont il parle ne relève pas de pratiques de circonstances : celles des prisons, des pensionnats, des monastères, liées à l’absence de mixité dans un même lieu. De même, il n’envisage pas l’homosexualité comme pratique initiatique ou comme simple « expérience ». L’homosexualité dont parle J. Balthazart relève d’une orientation sexuelle stable qui apparaît en même temps que le désir sexuel.
 J. Balthazart mobilise plusieurs arguments. Tout d’abord, l’injection d’hormones sexuelles sur des embryons de rats modifie leur orientation sexuelle à l’âge adulte. Ainsi, les rats mâles dont le cerveau n’est pas masculinisé ont tendance à préférer d’autres mâles aux femelles. Par ailleurs, chez les humains, certaines maladies endocrines suggèrent qu’un même type de déterminisme joue, car elles ont une forte incidence sur l’homosexualité.
 Cette influence hormonale sur l’orientation sexuelle aurait donc lieu durant la phase fœtale, au moment de la « sexualisation du cerveau », et non après la naissance. C’est pourquoi les injections de stéroïdes sexuelles à l’âge adulte (pour le traitement de certaines maladies ou chez les sportifs) ne changent pas l’orientation sexuelle.
 Après avoir rassemblé des études neuroendocrinologiques, épidémiologiques, génétiques convergentes, J. Balthazar en arrive donc à la conclusion que de forts déterminismes biologiques expliqueraient l’homosexualité, même si la causalité n’est sans doute pas unique.
 Que penser de cette thèse pour le moins sulfureuse ? Sur le plan scientifique, J. Balthazart n’apporte pas de preuves directes et absolues d’un déterminisme biologique de l’homosexualité mais plutôt un faisceau d’arguments convergents en faveur de sa thèse. Sur le plan moral, sa théorie n’est pas particulièrement choquante : le rejet de l’homosexualité peut se faire autant en invoquant la nature ou la liberté de choix. L’Église catholique l’a condamnée parce qu’elle la jugeait « contre nature ». À l’inverse, la revendication des droits des homosexuels peut se faire au nom du respect des différences, indépendamment de savoir si cette différence relève ou non d’un choix initial.

    NOTES (1) Voir Georges Vigarello (dir.), L’Invention de la virilité. De l’Antiquité aux Lumières, t. I de Georges Vigarello, Jean-Jacques Courtine et Alain Corbin (dir.), Histoire de la virilité, Seuil, 2011.
 (2) Le 1er janvier 2002, en Arabie Saoudite, trois hommes accusés de sodomie furent décapités.
 (3) Jacques Balthazart, Biologie de l’homosexualité. On naît homosexuel, on ne choisit pas de l’être, Mardaga, 2010.

     Jean-François Dortier

     Article complet à lire SciencesHumaines.com




      LES FEMMES OCCUPENT DES EMPLOIS OÙ LE TRAVAIL SEMBLE MOINS ÉPANOUISSANT 
    Globalement, les femmes occupent des emplois où le travail est moins formalisé mais où elles disposent de moins de marges de manoeuvre que les hommes. Elles exercent moins souvent des responsabilités hiérarchiques et accèdent moins facilement à des formations. Elles se déclarent plus souvent débordées dans leur travail que les hommes, en particulier quand elles ont de jeunes enfants. Pour faire face à une surcharge de travail ou à des tâches délicates, elles estiment moins fréquemment que les hommes pouvoir disposer d’une aide, en interne comme en externe.
    Moins confiantes dans l’utilité de leur travail, elles sont aussi moins satisfaites de leur salaire compte tenu du travail réalisé. En contrepartie, leurs horaires de travail sont en moyenne moins contraignants et plus prévisibles, elles dépassent moins souvent les horaires de travail habituels et amènent moins souvent du travail à la maison. Les différences ici observées renvoient à la fois à la répartition, différenciée selon le sexe, des professions (hommes et femmes n’exerçant pas les mêmes métiers) et à des différences entre sexes au sein même d’une profession.

    Barbie a 50 ans !!!
    - Cinquante ans après sa création, la poupée Barbie reste un phénomène. La multinationale Mattel en a fait une star internationale qui a bercé plusieurs générations de petites filles, admiratives devant le monde clinquant de la belle blonde.
    - Le documentaire Le monde selon Barbie (diffusé sur France5, 2009) s’intéresse aux méthodes marketing qui ont fait d’elle une icône. Simple poupée mannequin à ses débuts, Barbie est devenue en moins d’un demi-siècle une marque de prêt-à-porter, d’accessoires, de cosmétiques et même le nom d’une maison d’édition.
    - Mais la poupée n’a presque pas évolué, et cet immobilisme lui a valu les quolibets des féministes, qui voient en elle une caricature de la féminité, une représentation du machisme ambiant. Bref, elle est devenue la représentation d’une anti-journée de la femme aux prises avec la domination masculine.
    - A noter qu’en 2003, Mattel a dû retirer des ventes, aux Etats-Unis, la poupée enceinte de Midge, meilleure amie de Barbie, après la colère de certains consommateurs scandalisés de la voir assumer sa grossesse sans son mari dans l’emballage. Barbie n’a pas fini de faire parler d’elle : à quand une Barbie libérée, égale à l’homme ?

      Sexualité animale entre même sexe
    Une exposition au Musée du sexe, à New York, propose une présentation de la sexualité animale. L’occasion de voir que chez nos amis les bêtes aussi on pratique l’amour entre femelles. Les lionnes se frottent tête contre tête, se donnent des coups de bassin et gémissent, tandis que les girafes femelles se caressent, ou se lèchent et se reniflent les parties génitales. Qui savait la Savane aussi porté sur le sexe récréatif? Lionnes, girafes, bisons d'Amérique, éléphants d'Afrique, baleines grises... plus de 500 espèces animales pratiquent l'amour entre femelles. L'exposition «The sex lives of animals» du Musée du sexe de New York rappelle que leur sexualité n'est pas qu'affaire de reproduction et d'ovulation, mais bien une partie de plaisir. Tout en essayant d’appâter le visiteur avec «le porno des pandas» ou «l'évent sexuel du dauphin», la démonstration est sérieuse et documentée.


    DE L'AMOUR POUR TOUS, Philippe Clauzard, Harmattan, 2013

    De l’amour pour tous, quel titre opportuniste au lendemain des débats sur le mariage pour tous qui enflammèrent les esprits. Et pourtant, par-delà la question législative et institutionnelle du mariage, c’est bien l’idée d’amour pour tous les adultes qui était à la périphérie des discussions.
    Il s’agit bien de légitimer les amours plurielles, de les reconnaître et anoblir.

    Lorsque Stendhal a écrit « De l'Amour », la question était entendue : il évoquait l'amour hétérosexuel. Kinsey n'était pas encore passé par là. Le pluriel des amours n'était pas entré dans les moeurs, il n'apparaissait pas sur la carte du Tendre. De nos jours, évoquer à égalité les amours hétérosexuelles, homosexuelles et bisexuelles n'est plus interdit, choquant ou malvenu. Même si en certains endroits, on préfère taire le sujet, même si au plus profond
    de ses pensées intimes, on estime que toutes les sexualités ne se valent pas. Toutefois, quel que soit l'être aimé, d'amour s'agit-il. Et mieux vaut l'amour que la lutte clame (presque) notre célèbre institutrice (de notre trilogie) Mlle Druche, qui intervient à nouveau dans ces conversations croisées : des conversations familiales et scolaires. Si la procédure d'écriture est invariante, et support à des interactions famille/enfant et élèves/professeur, l'âge des jeunes gens est celui des lycéens ou étudiants.


    Ces propos s'adressent à des jeunes adultes ou « préadultes » d'aumoins 15 ans. Qu'est-ce que l'amour ? Quelles sont les orientations amoureuses ? Que sont les relations sentimentales
    ? Ce sont des interrogations d'adolescents, voire de postadolescents. Ces trois questions principales forment les chapitres de cet ouvrage, ce sont des interrogations éternelles ponctuées de saynètes qui les mettent en relief. (Achetez le livre pour lire la suite de la préface)


    Vidéo c'est élémentaire! JUST ELEMENTARY


     


    A window into what really happens when teachers address lesbian and gay issues with their students in age-appropriate ways. With footage shot in six public and independent schools across the US, the film takes viewers inside first through eighth grade classrooms to find out what young students have to say about a topic that often leaves adults tongue-tied. Explores what children already know about gay people, the concerns and questions on their minds, and how addressing anti-gay prejudice in the classroom is connected to preventing violence, supporting families, and promoting social equality.


    Le film « It’s elementary, parler de l’homosexualité à l’école Caméra au poing, Debra Chasnoff (Oscar® du meilleur documentaire en 1991) et Helen Cohen ont franchi la porte de six écoles à travers les Etats-Unis et ont capturé les témoignages d’enfants de 6 à 15 ans, ainsi que les analyses des enseignants autour du thème de l’homosexualité. It’s Elementary est un documentaire saisissant, qui montre sans artifice l’image que les enfants ont des gays et des lesbiennes, leurs préjugés candides, leurs questions et leurs sentiments. De la Californie au Massachusetts, enfants et professeurs réfléchissent sur la discrimination, s’affranchissent de leurs stéréotypes, et s’interrogent sur la vie en communauté, sur les différences personnelles, familiales et sociales. Que se passe-t-il lorsque des enseignants abordent le sujet de l’homosexualité avec les élèves de l’école primaire ou du collège ? Les séquences drôles et émouvantes de "It’s Elementary" démystifient les notions de prosélytisme ou de mauvaise influence qui surgissent dès qu’on associe homosexualité et éducation. Les préjugés homophobes et la violence verbale et physique peuvent être évités si les enfants ont l’occasion d’aborder assez tôt le thème de l’amour entre personnes de même sexe en classe. Si les enfants ne sont pas trop jeunes pour véhiculer des idées préconçues, se lancer des insultes et avoir peur de la différence, ils ne sont certainement par trop jeunes pour qu’on leur parle objectivement des diverses formes de l’amour et pour apprendre à respecter chacun. Hymne à l’ouverture et au dialogue, It’s Elementary souligne la nécessité de briser le silence qui entoure un sujet qui touche la vie de chacun. Qui peut utiliser le film ? Tous les personnels enseignants et administratifs des écoles, les associations de parents, les psychologues, les médiateurs scolaires, les sociétés pédagogiques, les instituts d’études sociales, les centres de planning familial, les animateurs en éducation sexuelle, les médecins, les organisations professionnelles de la santé, les écoles d’infirmières, les centres de formation continue pour adultes, les partis politiques, les syndicats, les associations d’étudiants, les universités mais aussi tout groupe de personnes désirant en savoir plus sur les notions d’homophobie et d’orientation et d’identité sexuelles. -

    A commander sur le site : lambda-education.ch










    Un excellent outil pour imaginer, se projeter, concevoir... des cours, un excellent support didactique en LV2


    film pour amorcer des débats scolaires

       We want sex equality



    Réjouissante comédie sociale anglaise, We Want Sex Equality raconte comment, en 1968, une poignée d’ouvrières acquit la parité salariale. Une histoire vraie. VOIR EN LIGNE : Texte - Avant. En 1968, l’usine Ford de Dagenham (Grande-Bretagne) employait 55 000 personnes, dont 187 femmes. 183 d’entre elles sont couturières, chargées d’assembler des revêtements de siège de voitures. Mais Ford les paie 15 % de moins qu’un salarié masculin. Afin d’être reclassées, elles se mettent en grève. Puis revendiquent la parité salariale. Au siège américain de Ford, on sourit. Jusqu’au jour où l’assemblage des voitures est bloqué. En trois semaines, l’entreprise perd 8 millions de livres et menace de délocaliser. Le Premier ministre, Harold Wilson, charge Barbara Castle, secrétaire d’Etat à l’Emploi et à la Productivité, de régler le problème. Ce qu’elle fera en recevant huit grévistes, à qui elle promet de légiférer. En 1970, l’Equal Pay Act contraint les employeurs à rémunérer également hommes et femmes. - Après. Plutôt que de jouer la carte du réalisme pur et dur, We Want Sex Equality surfe sur la comédie sociale, dont les Britanniques ont le secret. Dans les faits, les grandes lignes sont respectées. Mais si Barbara Castle et Harold Wilson sont bien là, les autres noms ont été changés et l’héroïne, Rita O’Grady, à la tête du mouvement à cause d’une langue bien pendue, n’existe pas. Son personnage a été imaginé à partir de divers témoignages d’authentiques grévistes de l’époque. Lesquelles, présentes au générique de fin, ont déclaré, dans le quotidien The Independent, que le film était proche de la réalité, à une exception près. Au début, on les découvre derrière leurs machines en tenue plus que légère à cause de la chaleur, étouffante dans l’atelier. "C’était absolument interdit, et quand bien même, nous aurions eu trop de fierté pour nous habiller ainsi", rappelle une ouvrière retraitée. Mais quand la légende est plus belle que la réalité...


    Juste une question d'amour

    Laurent vit pleinement son homosexualité mais la cache à ses parents, et pour cause : son cousin Marc, lui aussi homosexuel, a été purement et simplement renié par la famille. Mort d'une hépatite sans aucun rapport avec sa sexualité, mais suite à un voyage, tous attribuèrent cependant la mort de Marc au Sida. Tous sauf Laurent, qui voit alors disparaître son unique confident familial. Ayant peur du jugement de ses parents quant à sa préférence pour les garçons, et d'être renié à son tour, Laurent se crée une double vie, avec l'aide de sa meilleure amie, Carole. Bouleversé et emprunt de doutes, Laurent est démotivé pour l'école et se réfugie dans la poésie. Seule l'apparition d'un maître de stage en recherches agronomiques, Cédric, semble pouvoir sauver la mise... ou la changer à jamais...
    FILM A VISIONNER EN VOD A CETTE URL : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-127645/telecharger-vod/


    BENT



    Bent Trailer by Rubyowen
    A travers la dramatique histoire d'un couple d'homosexuels, évocation de la ségrégation et du martyre de ces derniers pendant la Seconde Guerre mondiale, qui bien souvent préféraient se faire passer pour juifs, plutôt que de porter le triangle rose réservé aux homosexuels.
    FILM A VISIONNER EN VOD A CETTE URL : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-12087/vod-dvd/


    UN AMOUR A TAIRE
    Sara, Jean et Philippe ont entre vingt et trente ans en ce printemps 1942. Elle est juive. Ils sont homosexuels... En cette période d'Occupation où toutes les règles sont abolies, ils sont tous les trois habités par le même désir impérieux : survivre. Survivre malgré leur "différence", survivre parce qu'à leur âge on ne peut ni renoncer ni s'arrêter... jusqu'au jour où Jean, accusé à tort d'être l'amant d'un officier de la Wehrmacht, est déporté par les nazis. C'est le début de sa descente aux enfers sous le signe du Triangle Rose...


    WEEK END

    Un vendredi soir, après une soirée arrosée chez ses amis, Russell décide de sortir dans un club gay. Juste avant la fermeture, il rencontre Glen et finit par rentrer avec lui. Mais ce qu'il avait pensé n'être qu'une aventure d'un soir va finalement se transformer en toute autre chose. Lors de ce week-end rythmé par les excès, les confidences et le sexe, les deux hommes vont peu à peu apprendre à se connaître. Une brève rencontre qui résonnera toute leur vie...


    12 Years a Slave






    Les États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession. 

    Solomon Northup, jeune homme noir originaire de l’État de New York, est enlevé et vendu comme esclave.  Face à la cruauté d’un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité.  Douze ans plus tard, il va croiser un abolitionniste canadien et cette rencontre va changer sa vie…





            nouveau site en complément de HomoEdu;fr.ht : entrée directe sur le blog dynamique !


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